dimanche 6 mars 2016

L'Essonne à vélo...

Je suis persuadé que beaucoup d'entre nous - habitants de ce territoire que je ne sais pas trop définir - s'y sentent mal à force de mal le connaître. Un des objectifs de ce blog serait de contribuer à le faire connaître mieux. Faire tourner le regard sur ce qu'il a de beau et d'indispensable, que ce soit humain ou géographique, naturel ou solidaire... Combien en ont une connaissance réelle, de terrain, autre que celle de la bordure des axes routiers qui nous mènent de la maison au centre commercial et du centre commercial au boulot ? Je pense que nous voyons trop souvent tout au travers du hublot de l'auto.

Je viens de découvrir un site assez exceptionnel qui met merveilleusement bien en valeur les innombrables sites que l'auteur a traversés à vélo. Voici les pages consacrées à l'Essonne : http://danielclerc.fr/91_essonne_principale.htm 

C'est superbe et ça donne envie de découvrir ces lieux "ordinaires".
Une visite élargie sur le site vous permettra de découvrir bien d'autres choses passionnantes, notamment sur l'éducation, les circulations douces, etc.  

Bravo Monsieur Clerc ! Merci pour ces partages, et j'espère avoir l'occasion de vous rencontrer un de ces jours !


Photo Daniel Clerc, tous droits réservés 










Mise à jour : contacté, Daniel Clerc m'a judicieusement signalé sa page consacrée à la vallée de la Salmouille : http://danielclerc.fr/91_essonne_vallee_salmouille.htm 
Une superbe balade en images d'un bout à l'autre de la rivière ! 

mercredi 2 mars 2016

Agenda des locales

Retrouvez, mois après mois, les manifestations ayant trait à la vie de notre territoire : environnement et nature, jardin, solidarité, énergie, urbanisme... Mettez cette page dans vos favoris pour y revenir souvent car elle sera mise à jour au fur et à mesure de la capture des informations. Vous avez une info sur une manifestation à venir ? Ecrivez-nous !

lundi 1 février 2016

Boutique solidaire

 O' petit dressing 

Ouverture d'une boutique associative et solidaire à Longpont-sur-Orge
La boutique est ouverte à tous. Le principe : vous faites don de vêtements (en bon état), accessoirement d'un peu de votre temps, de vos compétences... Les vêtements sont revendus à tout petit prix pour permettre à ceux qui ont des moyens limités de se vêtir dans la dignité. 
Boutique ouverte depuis le 16 janvier 2016

Adresse boutique : 3 Rue du Dr Darier, 91310 Longpont-sur-Orge
Les horaires :
Mardi 15h30-18h30
Mercredi au Samedi : 10h30-13h00/15h30-18h30
1er Dimanche du mois : 10h30-13h00

Contacts : 
opetitdressing@hotmail.com
Tél. : 06 15 31 02 20 (Mme Stitou)
Tél. : 06 95 38 44 51 (Mme M'Sakni)

samedi 30 janvier 2016

La Promenade de la Sallemouille

La Promenade de la Sallemouille est un itinéraire proposé par le Syndicat de la vallée de l’Orge aval. Son itinéraire suit assez fidèlement le cours de la rivière, de l’extrême ouest de Marcoussis, jusqu’à son embouchure dans l’Orge. Cette randonnée couvre 11 km sur les 17 que fait notre rivière locale de sa naissance à Gometz-la-Ville jusqu’à Brétigny-sur-Orge.

Document réalisé à l'occasion de la remise à l'air libre d'une partie du parcours de la Sallemouille, auparavant canalisée, à Marcoussis.


La Sallemouille à Linas

dimanche 24 janvier 2016

Carte des temps piétons

Afin de promouvoir la marche en ville, L'Escargot de Linas et l'association Oxygène-Linas proposent une Carte des temps piétons afin de montrer que de nombreux déplacements en ville sont à portée de pied...

Marcher, c’est bon pour la santé ! En 2014, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé d’effectuer plus de 10 000 pas quotidiens soit plus d’une heure de marche par jour. En France, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) préconise une demi-heure de marche rapide quotidienne. 

Selon le site Planetoscope, "La circulation en ville représente la moitié des kilomètres parcourus en France soit 398 milliards de km pour des trajets souvent courts (2013). 50% des trajets en ville sont inférieurs à 3 km, 15% à 500 m. Or on constate 30 à 35% de consommation en plus en ville sur les deux premiers kilomètres."

Découvrez la Carte des temps piétons de la ville de Linas ci-dessous.




lundi 18 janvier 2016

Un PNR à notre porte

Fin 2011, le Parc naturel régional (PNR) de la vallée de Chevreuse a été étendu de 21 à 51 communes des Yvelines et de l’Essonne. Englobant la commune de Fontenay-les-Bris, sa limite orientale se situe désormais à moins de 2 km à l’ouest de Linas. Notre rivière, la Salmouille, y prend naissance sur la commune de Saint-Jean-de-Beauregard qui, il n’y a pas si longtemps faisait partie de notre canton.

Le PNR est un territoire protégé. De nombreuses initiatives propres à préparer un avenir de transition y sont développées. Il se présente donc comme un partenaire privilégié, mais aussi comme une source d’inspiration.

Cette proximité va dans le sens d’une possibilité, pour un « Territoire en Transition » qui serait celle de la vallée de la Salmouille. Un axe naturel qui pourrait un jour, pourquoi pas, se traduire par une voie quasiment ininterrompue (et presque verte) menant de sa source jusqu’aux espaces aménagés de la Vallée de l’Orge, en passant par le « triangle vert » (http://www.trianglevert.org/). 

dimanche 3 janvier 2016

Jardins

Jardins partagés, collectifs…

Abeilles, coccinelles et Cie
Jardin partagé municipal
4-6 Sentier du Ru de Fleury, Saint-Michel-sur-Orge 91240

Contact : Tiffany Raymond, Centre Social Mendela, Tél. 01 69 25 40 20
tiffany.raymond@saintmichel91.fr

Au 36 Verger
Chemin de Bellevue, Brétigny-sur-Orge
Association AU 36 
6 chemin de la Pierrotone, Leuville-sur-Orge
au36.contact@gmail.com
http://au36.org/

Jardin solidaire du Plan
Rue du Carouge, Brétigny-sur-Orge
Association : Pour les Potagers d’Insertion du Val d’Orge
4 avenue de Provence 91220 Brétigny-sur-Orge
Tél. : 07 89 65 22 81
contact@ppivo.fr
http://www.ppivo.fr/ 


Cultures Robinson
Lieu dit "L'équerre", Saulx-les-Chartreux 91160
Association Intermèdes Robinson
Ouvert les mercredi, samedi, dimanche
intermedes@wanadoo.fr 
http://assoc.intermedes.free.fr/ 

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Incroyables comestibles 

Saint-Michel-sur-Orge
incroyablescomestibles91240@gmail.com
http://incroyablescomestibles-stmichel.blogspot.fr/


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mercredi 30 décembre 2015

Associations Nature

CPN – Les grenouilles de la Salmouille
33 rue Émile Zola 91460 Marcoussis, Tél. : 01 64 49 09 68 
valerie.laneelle@neuf.fr 

AINVO – Association intercommunale des naturalistes du Val d’Orge
Très riche programme d’activités (jeudis soirs et fins de semaines)
Point de rencontre hebdomadaire : maison des associations de La Norville
Pour tous renseignements : http://ainvo.fr
ainvo91@gmail.com
Tél. : 01 60 84 87 48

Orge Hurepoix Environnement
https://ohe-cea.blogspot.com/ 

ADEMUB
Association pour la défense de l’environnement et la maîtrise de l’urbanisation à Brétigny-sur-Orge
96 rue du Docteur Babin, 91220 Brétigny-sur-Orge
Tél. : 01 64 56 36 17
contact@ademub.asso.fr
http://www.ademub.asso.fr/

AHNEL – Association histoire nature et environnement de Leuville
91310  Leuville-sur-Orge
ahnel@aliceadsl.fr
Tél. : 01 60 84 21 54

Essonne Nature Environnement
Union départementale des associations de défense de la nature en Essonne
14 rue de la Terrasse, 91360 Epinay-sur-Orge
Tél. : 01 69 09 02 99
www.ene91.fr

Breuillet Nature
35 hameau de la Goëlette, 91650 Breuillet
Chaque mois, un Cafécolo "pour débattre des enjeux environnementaux et sociétaux de notre territoire".

Tél. : 01 64 58 74 16
breuilletnature91650@gmail.com
http://breuilletnature.blogspot.fr/
https://www.facebook.com/BreuilletNature?ref=hl


+ Une liste des associations de protection de l’environnement en Essonne (2009) 

mardi 29 décembre 2015

L'annuaire des locales

Dans cette section j'ai regroupé une sélection d'entreprises, d'associations, d'initiatives locales qu'il peut être utile de connaître pour aller dans le (bon) sens de la Transition. 
Dans un souci de cohérence, toutes ces adresses - sauf exceptions - se situent dans une zone géographique limitée.

Vous en connaissez d'autres ? Vous souhaitez apporter des informations sur une adresse proposée ? N'hésitez pas à laisser un message !


dimanche 27 décembre 2015

AMAP

AMAP des Douvières
8 chemin des Douvières 91310 Longpont-sur-Orge
Initiée par l’association Les paniers de Longpont
http://lespaniersdelongpont.org/

AMAP des prés neufs
90 rue de Villiers 91310 Longpont-sur-Orge
Initiée par l’association Les paniers de Longpont
http://lespaniersdelongpont.org/
Blog de l’AMAP : http://amapdespresneufs.blogspot.fr/

Les potagers de Marcoussis
Chantier d’insertion du réseau Cocagne. Propose des paniers bio sur le principe d’une AMAP.Chemin du Regard, 91460 Marcoussis, Tél. 01 64 49 52 80
http://www.lespotagersdemarcoussis.org/
lespotagers.de.marcoussis@wanadoo.fr

L’association s’est équipée d’une conserverie coopérative et d’un local de vente.

AMAP Saulx good
Saulx-les-Chartreux
Distributions au 1 rue Emile Fontaine (chez Animakt) les mardis de 18h15 à 19h45
contact@saulxgood.fr
http://www.saulxgood.fr/

samedi 26 décembre 2015

Récupération, recyclage, économie circulaire

Les Eco-Actions

Isabelle Nicolas & Isabelle Revéret, Ferme de Villeziers, 5 Grande Rue 91940 Saint-Jean-de-Beauregard, Tél. : 06 21 46 18 18 / 06 42 21 62 84
isabelle@lesecoactions.fr
http://www.lesecoactions.fr/
Sacs en bâche et sensibilisation à l’économie circulaire


Association De la cave au grenier

Ressourcerie. 72 Grande rue 91290 Arpajon, Tél. : 09 83 67 29 99
contact@delacaveaugrenier.org
http://www.delacaveaugrenier.com/  
« C’est un lieu de collecte, de valorisation et de sensibilisation à l’environnement. Elle trie, nettoie, répare les objets collectés pour les mettre en vente à prix solidaire. »


Emmaüs Longjumeau

5, avenue de l’Abbé Pierre 91160 Longjumeau, Tél : 01 60 49 13 60 
http://www.emmaus-91.org/
  Magasin de vêtements au : 2, rue Léon Blum 
91120 Palaiseau
Tél : 01 69 32 04 27 
  Nouveau (février 2016) - Salle de vente à :
Zone d'Activités Commerciales "Les Berges du Rouillon" (à côté de Castorama) 
91160 Ballainvilliers 


O' petit dressing
3 Rue du Dr Darier, 91310 Longpont-sur-Orge.
opetitdressing@hotmail.com
Tél. : 06 15 31 02 20 (Mme Stitou)
Tél. : 06 95 38 44 51 (Mme M'Sakni)





mardi 8 décembre 2015

Ce qu'il faut mettre en lumière(s)

Je remets sur le dessus de la pile cet article de saison... et tip top dans la COP.
En cette période de fête, de nombreuses maisons s’ornent d’apparats lumineux, rivalisant d’inventivité à qui attirera le mieux les regards. A vrai dire je m’interroge sur ce qui motive cette tradition, mais mon propos n’est pas là.  Voici ce qu’en dit, en termes énergétiques, un article de L’Expansion Illuminations de Noël = 1 centrale nucléaire (20 décembre 2013).

Extrait : « Pour alimenter les illuminations de Noël en France, la puissance électrique nécessaire s'élève à 1 300 MW (ndlr : la puissance d'un réacteur nucléaire). Les 3/4 sont utilisés pour les illuminations des particuliers et 1/4 pour celles des collectivités », explique Florence Clément, chargée de l'information grand public à l'Ademe, dans une interview à "'Au delà des lignes".


L’article signale également les fortes émissions de CO2 qui sont liées à ce surplus de demande énergétique pendant une période où elle est déjà à son niveau le plus élevé.


Les recommandations qui suivent afin d’être – un peu – plus sobres en énergie, ignorent, et c’est dommage, le fait que nous pourrions tout simplement nous en passer, au moins en grande partie. C’est un signe évident de cette absence de prise de conscience de la réalité, car on peut douter, avec les moyens actuels de diffusion de l’information, que la majorité de la population ignore l’existence d’une crise énergétique due à la fois à une augmentation des « besoins » et à une raréfaction des ressources, sans parler des effets de nos surconsommations en termes de pollution et de changement climatique.  

Que dire lorsqu’une municipalité, encourageant ces pratiques, organise chaque année un concours de maisons illuminées ? Voici un vœu que je conseille au maire de Linas : revenir sur cette tradition énergivore et délétère.



dimanche 22 novembre 2015

Décembre 2015

  Dimanche 6 décembre - Viry-Châtillon et Grigny 
 Animation compostage 

Avec l'association Solicités

- 9h à 10h45 près du parking de la Poste de Grigny (sur la partie engazonnée)
- 11h à 13h30 au marché de Viry-Chatillon



Samedi 5 décembre - Forges-les-Bains 
 Chantier nature 


"Les Prés d’Ardillères, un petit site mais un grand trésor écologique.
Espace Naturel Sensible communal de 6 hectares reconnu «Site de Biodiversité Remarquable » par le Parc naturel régional de la Haute vallée de Chevreuse, les Prés d’Ardillères abritent différents types de milieux favorables aux amphibiens, libellules, oiseaux, papillons... Dans l’objectif d’en améliorer la biodiversité, participez à la mise en lumière de mares et d’une clairière à Carex tomenteux, espèce rare en Essonne. La création d’un cheminement sera également au programme… Le matériel est fourni par le Conservatoire départemental des Espaces Naturels Sensibles.
En collaboration avec la commune de Forges-les-Bains et le Parc naturel régional de la Haute vallée de Chevreuse."

Samedi 5 décembre 2015
Inscription au 01 60 91 97 34
Durée : la journée

 Dimanche 20 décembre 2015 - Brétigny-sur-Orge
 Bourse aux vélos et accessoires 

Centre commercial Auchan-Aldi Ferme Maison-neuve 9h00-16h00

Renseignements et inscriptions :
http://csbcyclotourisme.free.fr/pages/boursevelo.html

samedi 21 novembre 2015

Novembre 2015

Vendredi 27 novembre - Villejust
Distribution exceptionnelle de broyat
Le vendredi 27 novembre, à la déchèterie de Villejust. Le SIOM distribuera gratuitement du broyat sur le site de déchèterie de Villejust pour toute personne qui viendra déposer des branchages le vendredi 27 novembre. Contact : SIOM, Tél. 01 64 53 30 22



Samedi 21 novembre - Marcoussis

mercredi 11 novembre 2015

80 g.

80 grammes, c’est le poids moyen, mesuré, vérifié, d’une dose de marc de café et de son filtre, égouttés, que nous produisons chaque jour à la maison pour un seul petit déj’.

365 jours par an, ça fait 29 kg. Pensons global. Si 1 000 personnes prennent un café le matin en ville, c’est 29 t. Du lourd pour la poubelle. Conséquences pour tous : une montagne de déchets avec les frais de collecte, de stockage, de destruction inhérents, l’énergie dépensée pour ces opérations, la pollution engendrée. Qui plus est, nous payons tous, collectivement, pour cela, après avoir acheté notre café (bio, solidaire, éthicable… ?) et dépensé une première fois.

On peut combiner, extrapoler, rapporter ça au mois ou au nombre de ménages, au pays ou à tout ce que vous voulez, la question qui se pose c’est : est-ce qu’on ne pourrait pas éviter ça ?
Le marc de café (accompagné de son filtre) rejoint chaque jour le tas de compost au jardin. C’est de la matière organique : mélangé aux autres déchets ménagers, il me procure un compost riche qui me sert de support de culture pour le potager. On peut le composter en tas ou le répandre directement dans les parterres ou sur le sol du potager.

Cet exemple (dont je ne développe pas ici les questions que la consommation de café peut soulever et elles sont nombreuses : conditions de sa production, transport, emballage, filtres, appareils ménagers, etc.) est choisi parce qu’il concerne beaucoup d’entre nous. Il pose la question de la gestion de tous nos déchets et des conséquences, même lorsqu’il s’agit de « mini-déchets » du quotidien. 80 g c’est peu, mais lorsqu’on pense de manière plus globale, lorsqu’on extrapole, on mesure mieux l’impact que peuvent avoir ces productions. On passe vite d’un « mini » à un « maxi ».

29 kg par an pour le seul café, c’est toujours ça de moins à prendre en charge par la collectivité sur les 354 kg annuels de déchets ménagers produits par habitant en France (donnée ADEME). Pas loin de 10 % en moins.



Les gestes du quotidien, dictés par la prise de conscience, sont à l’identique. Ils peuvent paraître anodins, mais ils sont essentiels, puissants, lorsqu’ils sont partagés par un grand nombre. Ils sont indispensables, mais ils ne seront pas suffisants.

lundi 2 novembre 2015

La saison des feuilles mortes…

C’est la saison des feuilles mortes… (mais pas que !). Voici rapidement quelques conseils pour les gérer au mieux, ce qu’il est préférable de ne pas faire et pourquoi !

Les feuilles mortes, ce n’est pas fait pour être entassé dans des sacs plastiques et déposé sur le trottoir. C’est de la matière organique, résultat d’une saison de pousse, de synthèse chlorophyllienne, c’est du soleil, c’est aussi le fruit de la terre, et ça doit retourner à la terre.


Sur le trottoir, un camion (=pétrole) viendra les ramasser pour les emmener à la déchèterie où elles seront mélangées avec d’autres végétaux à l’origine incertaine (=parfois bourrés de pesticides, de maladies…) pour faire un compost (donc pollué) qu’il faudra redistribuer (=re-pétrole + emballage + frais). Évidemment, on ne les brûle pas non plus. Les feux de jardin sont souvent interdits, et c’est bien.
Réservez-leur un petit coin dans le jardin pour les composter. Même si vous en avez beaucoup, le tas va fondre rapidement. Mettez-en sur vos parterres et au potager pour protéger la terre pendant l’hiver et nourrir la faune du sol qui va réintégrer tout ça et le réincorporer pour le plus grand bénéfice de vos futurs fruits et légumes, de vos arbres. Laissez-en dans l’herbe ! Les vers, les insectes et autres arthropodes viendront les consommer là où elles sont. Les oiseaux seront de la fête aussi : vous verrez les merles venir les retourner inlassablement, c’est une bonne partie de leur garde-manger hivernal.

Pour le compostage, il y a la solution facilitante de broyer les feuilles. Ça accélère la décomposition et ça prend aussi moins de place. A faire avec un broyeur adapté ou en passant la tondeuse dessus (évidemment avec ma tondeuse à main que j’aime et que j’adore, ça le fait pas). C’est rapide, ça ne consomme pas beaucoup : c’est jouable à moindre mal et c’est un bon moyen pour les ramasser tout en faisant une petite coupe avant l’hiver. Le mélange herbes fraîches + feuilles broyées activera la décomposition en apportant des éléments azotés des premières au carbone majoritaire des secondes.
Le compost sans broyage fonctionne très bien, c’est juste plus long. Un simple tas dans un coin du jardin, à l’ombre, et ça marche. Ou dans un composteur bricolé rapidement avec quelques palettes, ou encore dans un bout de grillage refermé en cercle sur lui-même.
Si vous ramassez vos feuilles : préférez le râteau à la souffleuse bruyante, énergivore et polluante… Et vous ferez un peu d’exercice. Autre effet de ces engins, ils perturbent fortement la faune superficielle du sol qui ne peut pas leur résister. ■

samedi 3 janvier 2015

Pas de bas vœux pour l'Escargot

En cette période de début d’année, la plupart de nos (ir-) responsables s’adonnent à la traditionnelle cérémonie des vœux. Depuis la tête de l’état jusqu’aux maires, en passant par certains chefs d’entreprise, chef de groupe politique, le préfet, le président de ceci, le président de cela… Et vas-y que je te rajoute une couche de vœux sur la couche de promesses. Les vœux, faut dire, ça coûte pas cher, juste un peu de champagne, de toute façon vous me prendrez ça sur le budget communication. Ça coûte encore moins cher que les promesses, justement. Et n’oublions pas les élections. Ce qui est étonnant, c’est la facilité qu’ont tous ces (ir-)responsables à vous prédire tout un tas de choses qui bien évidemment ne vont rien leur coûter, et qu’en plus on ne leur a pas demandé : mais ils savent certainement mieux que nous ce qu’on « vœux ».... Moins de misère sur le Monde, bien sûr, c’est le truc qui coûte le moins cher, on n’a pas à y toucher et puis ça donne bonne conscience. Et puis qu’on gagne tous plein de sous (enfin, moi un peu plus que vous, pensent-ils) pour qu’on puisse aller les dépenser dans la nouvelle zone d’activités qu’on est en train de construire, vous savez, là où passait la petite rivière, au bas du verger abandonné, on a tout mis sous béton, on est plus tranquille. Et puis bien sûr : qu’on ne soit pas encore inondé comme cette année, la moitié du village, bah oui faut dire on a détourné la petite rivière, on a tout bétonné, et puis avec ce qui est tombé… et puis comme il faut prendre la bagnole pour aller dans la nouvelle zone, on va encore plomber le climat un peu plus… Enfin c’est pas grave cette inondation, on va faire un procès pour négligence, c’est forcément la faute de quelqu’un d’autre, les assurances vont rembourser, on pourra acheter une nouvelle voiture, une plus grosse, deux peut-être. Et on oubliera bien vite que s’il pleut comme ça, c’est aussi parce qu’on va chercher le pain en rejetant des kilos de CO2…
Bon, vous avez compris. 
Alors pour modifier un peu le discours habituel, je vais faire une proposition, toute simple, anodine. Je vais proposer au maire de ma commune et de toutes les communes d’ici ou d’ailleurs, d’introduire un petit bout de chose dans leurs souhaits très officiels et très faciles pour 2015. Ce petit bout de chose le voici : « Je fais le vœu qu’en 2016, la plupart des personnes qui seront rassemblées ici pour cette cérémonie soient venues sans leur voiture. » Et je ferai sortir tout le monde dehors pour admirer cette belle double rangée de bagnoles entassées sur les trottoirs de part et d’autre de la salle de cérémonie et qui attendent, ne servent à rien, obligent les rares piétons à risquer leur vie sur la chaussée. Pourtant ici comme ailleurs, la plupart des habitants de la commune vivent à moins d’1 km de son centre, 10 minutes à pied. C’est rien bien sûr ce vœu, et ça risque de faire tache. Mais que « vœux-t-on » justement ? Entendre de belles paroles, entendre qu’on va vivre mieux parce que le maire a pris de grandes décisions pour le développement économique de la commune, fait de belles routes, installé une belle superette, un nouveau rond-point ? Entendre une fois de plus qu’en échange d’un bulletin de vote, d’autres prennent en charge notre avenir ? Je pense qu’il est temps qu’on nous fasse entendre un autre discours, qu’on nous responsabilise, qu’on nous incite à prendre les rênes de notre destin et surtout de celui de nos enfants. Refusons ces lendemains qui nous immobilisent, nous confortisent et nous avilissent, refusons de sacrifier la terre de nos enfants : nous la leur avons empruntée, dans quel état sera-t-elle quand ils devront la récupérer pour eux-mêmes ? Voici mon vœu. 

Bien sûr, c’est pas tout blanc tout noir. Bien sûr, ce vœu n’est pas très altruiste au premier regard. On le complétera en faisant allusion à la solidarité, à l’amour bien placé, à la sobriété… Mais cette année, si vous allez à la cérémonie des vœux du maire, où que vous habitiez, écoutez bien ce qu’on vous chantera entre deux bulles de champagne (que vous aurez payé), et pensez-y. 

Bonne Année 2015

lundi 24 novembre 2014

La tonte à tenter

Il y a quelques semaines, au retour des vacances, j’ai enfin franchi un pas qui me semblait bêtement compliqué en achetant une tondeuse « manuelle ». J’hésitais parce que mon terrain n’est pas super plat, des petites pentes, des trous des bosses, ma pelouse est plutôt une prairie, etc. J’ai eu d’autres tondeuses auparavant : une thermique (lourdeur, pollution, bruit, odeur, consommation…) puis une électrique (bruit encore mais moins, consommation, pollution à la source, et ce maudit fil… et en plus du tout plastique avec toujours au moins une pièce fragile quelque part, celle[s] de l’obsolescence programmée).

Je suis super content ! Bien sûr, on trouvera toujours à redire : il ne faut pas hésiter à passer un peu plus souvent, surtout quand ça pousse bien pour ne pas avoir à affronter une herbe trop haute (jusqu’à 10 cm, ça va). C’est vrai que lorsque c’est mouillé, c’est moins facile : mais je ne le faisais pas non plus avant parce que ça bourrait très vite. Une fois qu’on a mis ça sur la balance, on met les avantages en face : souvent moins cher à l’achat, pas de consommation, pas de pollution, pas de bruit (on peut tondre quand on veut sans déranger les voisins), meilleure coupe car l’herbe est coupée et non broyée/déchiquetée voire arrachée avec une tondeuse à moteur, ça prend moins de place en rangement, c’est facile à entretenir (mais il faut bien la nettoyer après chaque passage : idem, je le faisais déjà). La question de l’effort physique parfois mise en avant, je l’écarte : je trouve ça plus facile qu’avant car elle est moins lourde et beaucoup plus maniable. Ah, et j’oubliais : pas de fil.

Vraiment, je vous engage à essayer. Je l’ai dit à qui me connaît : on peut faire un essai ensemble le printemps prochain !

dimanche 2 février 2014

Le volet alimentaire (2)

Nous sommes tous d’accord pour reconnaître que notre alimentation contemporaine pose de nombreux problèmes, aussi bien environnementaux que de santé publique.

Manger sain

Manger sain, des aliments produits localement qui n’auront pas parcouru des milliers de kilomètres pour atterrir dans l’assiette (pris l’avion, le bateau, le camion…), dont la production ni la transformation n’auront nécessité des dizaines de mètres cube d’eau, des quantités d’additifs et d’adjuvants, des emballages et des suremballages, dont le prix juste aura été réglé au producteur, dont le consommateur n’aura pas à régler les coûts intermédiaires des emballeurs, transporteurs, grossistes, semi-grossistes, détaillants qui tenteront bien de vous vendre autre chose au passage, dont vous n’avez surtout, mais surtout, pas vraiment ni vraiment pas besoin…

Un petit bout de solution qui peut pourtant changer beaucoup s’appelle jardin. C’est un petit bout de terrain, bien à soi ou qu’on partage à plusieurs, qu’on prête ou qu’on emprunte pour en  partager le travail et la production, c’est une jardinière sur un coin du balcon, quelques tomates gratuites passée par-dessus le grillage au voisin qui n’en a pas. C’est parfois un peu de temps passé à transpirer, beaucoup à regarder, à prendre le soleil ou le vent et quand bien même si c’est la pluie… Ce sont ces quelques kilos de pommes tombées à terre qu’on donnera autour de soi, ces tartes et ces bons petits plats qu’on cuisinera pour les partager avec sa famille et ses amis. C’est le plaisir, le plaisir, le plaisir…

Ce jardin ne va sans doute pas tout changer. Il vous aidera juste à garder la santé : vous mangerez mieux, il vous déstressera, vous pratiquerez une activité physique. Il peut aussi vous permettre de créer ou recréer du lien social. Vous y réapprendrez  la valeur du temps. Vous y reprendrez contact avec la nature… et vous soutiendrez un peu plus la biodiversité.
Déclinaisons de jardins
Entre redécouverte, imagination et réappropriation de l’espace, l’agriculture devient urbaine, militante et engagée. Quelques repères pour faire la révolution alimentaire (près de) chez vous.

Le premier concept à présenter est bien sûr celui de permaculture. Pas facile de trouver une définition unique de ce mot. Créé à l’origine pour décrire un « système évolutif et intégré de plantes pérennes, vivaces ou qui se perpétuent d’elles-mêmes et d’espèces animales utiles à l’homme » il a évolué pour intégrer, autour, « les gens, les habitats, ainsi que la façon dont ils s’organisent » (d’après David Holmgren, un des fondateurs du concept dans les années 70).
Il est donc évident que nous parlons ici d’agriculture débarrassée des intrants (pesticides, engrais chimiques, etc.) et formant un tout avec un mode de vie résilient et solidaire. Quelques sites :
http://permaculturefrance.org/ et http://permacultureprinciples.com/fr/

Les jardins ouvriers, familiaux, associatifs existent depuis la fin du XIXe siècle. Ce sont des parcelles de terrain mises à la disposition des habitants par les municipalités […] Ils sont gérés par des associations privées et affectées à des particuliers pour leur propre production » (source Wiki).
http://www.jardins-familiaux.asso.fr/

Les jardins communautaires ou collectifs. Sur un terrain public, privé, parfois abandonné, un groupe de personnes créent et/ou font vivre un jardin en commun. http://jardinons-ensemble.org/

Les jardins d’insertion. Parfois communautaires, les jardins d’insertion offrent à des personnes sans emploi, une possibilité de retrouver une activité professionnelle, une formation, etc. Par exemple : www.reseaucocagne.asso.fr/ (les Potagers de Marcoussis sont un jardin d’insertion).

Les jardins prêtés/empruntés. Vous n’avez pas de jardin mais vous rêvez de potager ? Il y a peut-être près de chez vous un propriétaire qui n’a pas le temps ou pas les moyens de s’occuper de son petit – ou grand – bout de terrain. Vous le cultiverez pour lui et vous partagerez les récoltes… http://www.pretersonjardin.com/

La guérilla jardinière (gardening guerilla) réunit des militants, activistes et non-violents qui occupent des espaces urbains négligés ou mal utilisés pour y faire pousser des fleurs et des légumes. http://guerilla-gardening-france.fr/wordpress/
Les incroyables comestibles. Finalement pas très éloignés des précédents. C’est simple, on plante partout où c’est possible, on arrose et on partage. Un succès fou de communication. http://www.incredible-edible.info/

Les glaneurs. Vous proposez de partager vos récoltes ou vous allez ramasser chez les autres (avec leur accord) les excédents de production : pommes, fruits secs, légumes, etc. que vous distribuez autour de vous, un don à l’épicerie solidaire, à la vieille dame toute seule au bout de la rue… Une alternative consiste à glaner auprès des commerçants donateurs des produits bons mais parfois difficiles à vendre, abimés etc. et à les redistribuer gratuitement. On s’éloigne un tout petit peu, mais voyez « La tente des glaneurs ».

La culture sur les toits est des grandes innovations et des plus porteuses en ville. Très avancée au Canada notamment, elle arrive doucement en France.  

Avec les cultures hors sol, ou hydroponiques, on s’éloigne du jardin idéal, celui qu’on a avec les ongles noirs… Mais là encore, l’imagination et l’inventivité amènent leur lot d’innovation et d’intérêt, par exemple avec ces cultures de fenêtres faciles à mettre en place. Voir par exemple : http://macadam-gardens.fr/blog/windowsfarm-mon-potager-a-la-fenetre/

dimanche 12 janvier 2014

Le bon sens


Le bon sens, c’est parfois… le contresens

Affiche de Lille Métropole
qui accompagne la mise
en place de double sens
cyclables sur les voies
à sens unique
Favoriser les modes de circulation non énergivores en ville – principalement la marche et le vélo –, nécessite l’investissement de tous. Pour commencer, on veillera à libérer les trottoirs pour les piétons. C’est du bon sens. (Re)penser le plan de circulation de la ville pour prendre en compte les véhicule non-motorisés peut relever à la fois du bon sens et du contresens. Ou plutôt du double sens. Prenons le cas du cœur de notre petite agglomération. Les véhicules en stationnement réduisent  la surface circulable de nos rues : la – mauvaise – réponse est le sens unique et un plan de circulation qui contraint tous les véhicules – des plus gros aux plus petits – à un mouvement qui, s’il est « acceptable » car sans peine pour les motorisés, est aberrant pour les autres. Voici une proposition concrète et non-onéreuse pour faciliter la circulation : le double-sens cyclable ( http://www.fubicy.org/spip.php?article65 ). En centre-ville, plusieurs axes pourraient être ainsi aménagés. La rue de l’Arpajonnais semble le candidat idéal : de nombreux cyclistes l’utilisent déjà à contresens – certes en en toute illégalité – mais ce contresens semble déjà du bon sens, aux risques près. Un ou deux panneaux de signalisation et un marquage de la chaussée suffiraient à en faire un axe de déplacement privilégié entre le quartier des Sablons et le haut du centre-ville.
On peut rêver, mais : imaginons un instant que l’emprise des véhicules en stationnement rue de la Division Leclerc soit moindre (des solutions existent !). En rendant le stationnement unilatéral, on pourrait de la même manière créer un double-sens cyclable entre la place de la mairie et le haut de la Division Leclerc, tout en facilitant la circulation des transports en communs…